HAITI TODAY | 19 Février 2024
Dans un contexte politique tendu en Haïti, le défenseur des droits humains, Pierre ESPÉRANCE, critique vivement les manifestations antigouvernementales menées par l’ancien sénateur Jean-Charles MOÏSE et l’ex-putschiste Guy PHILIPPE. Les remettant en question en raison de leurs passés controversés, ESPÉRANCE souligne les risques potentiels de ces actions sur la stabilité du pays.
La crise persistante en Haïti voit le gouvernement de facto d’Ariel HENRY maintenir son pouvoir illégitime, sans égard pour le calvaire des Haïtiennes et des Haïtiens, en particulier ceux qui vivent ou fréquentent les régions de l’Ouest, de l’Artibonite et du Nord-Ouest, sous l’emprise de gangs lourdement armés. En analysant la situation sociopolitique et sécuritaire dégradante actuelle en Haïti, Pierre ESPÉRANCE s’en prend à l’ancien sénateur Jean-Charles MOÏSE et à l’ex-putschiste Guy PHILIPPE, engagés dans la vague de mobilisations antigouvernementales.
Le défenseur des droits humains, Pierre ESPÉRANCE, a vivement critiqué l’ancien sénateur Jean-Charles MOÏSE et l’ex-putschiste Guy PHILIPPE, qui cherchent actuellement à renverser le Dr. Ariel HENRY à la tête de la primature haïtienne. Selon le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains, qui s’est exprimé vendredi dernier dans la capitale haïtienne, les deux hommes politiques suscités n’ont aucune crédibilité politique pour renverser le pouvoir en place en raison de leurs passés respectifs compromettant la lutte antigouvernementale. “Comment demander de résoudre un mal par un autre mal?” s’interroge le militant des droits de l’homme, faisant référence aux comportements “suspects” de l’ancien sénateur du Nord envers le défunt Président Jovenel MOÏSE et à l’emprisonnement pour drogue de l’ancien sénateur élu de la Grande-Anse.
“Jean-Charles MOÏSE est un politicien qui utilisait ses astuces et audaces pour gagner de l’argent avec Jovenel MOÏSE, en contournant les manifestations antigouvernementales. Sous le régime d’Ariel HENRY, il a placé son ministre et bien d’autres cadres au sein de l’administration publique pour lui rapporter également de l’argent”, a publiquement déclaré M. Pierre ESPÉRANCE. Le chef du RNDDH estime que le leader du parti “Pitit Dessalines” élabore ses propres stratégies politiques axées sur le chaos total pour contraindre le pouvoir de facto d’Ariel HENRY à négocier avec lui. Il ajoute qu’un audit “sérieux et impartial” pourrait révéler des chèques émis au profit de M. Moïse au sein de l’administration publique haïtienne.
Entre-temps, le militant Pierre ESPÉRANCE juge inacceptable de mêler les revendications populaires à l’appel d’un ex-condamné pour drogue aux États-Unis, Guy PHILIPPE, qui s’apprête à jouer sur l’euphorie du peuple haïtien. “Guy PHILIPPE est un ex-prisonnier aux États-Unis impliqué dans la drogue. Le natif de Pestel ne peut pas mener une révolution s’il ne s’associe pas à ses compagnons délinquants et aux gangsters actuels qui terrorisent la population haïtienne”, a également soutenu le dirigeant haïtien des droits humains. Il exhorte alors les Haïtiennes et les Haïtiens à se ressaisir et à être plus vigilants face à de faux leaders politiques cherchant à apporter plus d’instabilité et d’insécurité au pays. La drogue est l’une des sources d’instabilité et peut même entraver le développement social et économique de toutes les nations, comme la nôtre, rétorque M. Pierre ESPÉRANCE.
1. Ces critiques de Pierre ESPÉRANCE sont-elles justifiées ou influencées par des opinions politiques?
2. Quel impact ces protestations pourraient-elles avoir sur la situation politique actuelle en Haïti?
3. Les appels à la vigilance lancés par ESPÉRANCE trouveront-ils écho parmi la population haïtienne?
4. Comment la communauté internationale réagit-elle à ces développements en Haïti?
Dans la foulée, le patron du Réseau National de Défense des Droits Humains a critiqué le gouvernement de facto d’Ariel HENRY, accusé d’être de connivence avec des foyers de gangs pour se maintenir au pouvoir. Le 7 février 2024, un accord politique daté du 21 décembre 2022 a mis fin au pouvoir en place, mais force est de constater son maintien au pouvoir, alors que le Premier Ministre Henry en était cosignataire. En ce sens, le représentant du RNDDH croit que le soulèvement populaire annoncé par Moïse et la révolution prônée par M. Philippe aboutiraient au renforcement du pouvoir au régime Phtkiste s’ils parvenaient à remporter leur bataille. Donner plus de pouvoir à PHTK, c’est accroître les gangs en Haïti, conclut M. Pierre ESPÉRANCE.


