HAITI TODAY| 15 Mars 2024


Les efforts pour établir un Conseil Présidentiel de transition en Haïti se poursuivent, avec l’implication de diverses organisations politiques et de la société civile. Cet article examine les nominations en cours et les réactions des parties concernées, ainsi que les conditions pour siéger au conseil et les récentes développements suite à la réunion de la Caricom à Kingston.

Les organisations politiques et de la société civile procèdent à la sélection des personnalités pour le Conseil Présidentiel de transition, tandis que certains partis politiques rejettent le plan proposé par la Caricom pour résoudre la crise haïtienne.

Parmi les choix confirmés, l’Accord de Montana désigne Fritz Jean, tandis que des membres de l’Accord du 21 décembre sélectionnent Vikerson Garnier, Levaillant Louis-Jeune et le professeur Charles Tardieu. Des tensions internes surgissent au sein de ce regroupement. Le Collectif des partis politiques du 30 janvier choisit l’ancien sénateur Edgard Leblanc Fils, tandis que le regroupement EDE\RED et Compromis historique opte pour l’ancienne ministre Marie Ghislaine Mompremier. Le parti Fanmi Lavalas désigne Lesly Voltaire comme représentant, tandis que Pitit Desalin rejette la proposition de la Caricom. Le secteur privé nomme Laurent Saint Cyr, membre du Haut Conseil de la transition, malgré son insuccès dans la mission visant à conduire le pays vers les élections. Le Groupe de la société civile nomme Pierre Jean Raymond André comme membre observateur. Toutes ces entités attendent le verdict final de la Caricom et du Département d’État quant à l’implémentation ou non du Conseil Présidentiel.

La mise en place de ce conseil de transition fait suite à une réunion organisée lundi dernier à Kingston, en Jamaïque, par la Communauté des Caraïbes (Caricom) afin de trouver une solution à la crise en Haïti. Des représentants haïtiens, de l’ONU et des partenaires internationaux, incluant les États-Unis dirigés par le secrétaire d’État Antony Blinken, étaient présents. À la suite de cette réunion, le Premier ministre haïtien, Ariel Henry, a annoncé sa démission dès la formation du Conseil Présidentiel, soulignant l’importance de la paix et de la stabilité pour le pays.

1. Quels sont les critères que les membres potentiels du Conseil Présidentiel doivent remplir ?

2. Quels sont les différents partis politiques et groupes de la société civile impliqués dans la sélection des membres du conseil ?

3. Comment la démission annoncée du Premier ministre Ariel Henry pourrait-elle affecter la transition vers le Conseil Présidentiel de transition ?

Pour siéger au Conseil Présidentiel de transition, les membres doivent renoncer à se présenter aux prochaines élections et ne pas être sous le coup de condamnations ou d’accusations. De plus, ils doivent adhérer à la résolution 2699 de l’ONU pour le déploiement de la Mission Multinationale d’Appui à la Sécurité en Haïti.