HAITI TODAY | 8 Mai 2024
À Port-au-Prince, l’escalade de la violence gangrenée exerce une pression insoutenable sur tous les aspects de la vie, y compris le secteur informel souvent ignoré. Vendeurs de rue, cireurs de chaussures, et autres petits commerçants font face à des défis sans précédent, illustrant la grave crise sociale et économique que traverse Haïti.
La détérioration de la sécurité à Port-au-Prince impacte profondément le secteur informel, pilier de l’économie locale. Des marchands ambulants aux petites échoppes, nombreux sont ceux qui expriment leur désarroi face à l’instabilité croissante. Des figures telles qu’Alex, cireur de chaussures, témoignent de la réalité brutale des rues de la capitale, où le quotidien se transforme en lutte pour la survie.
Nadia, vendeuse de fritures, raconte comment la crise a érodé son autonomie économique, la réduisant à solliciter de l’aide pour subvenir à ses besoins de base. Le sentiment d’abandon par les autorités est palpable chez ceux qui ont vu leurs revenus s’évaporer face à la peur et à la récession forcée par la violence.
Paul, un vendeur de saucisses, illustre la baisse drastique de l’activité commerciale, avec des ventes qui ne suffisent plus à maintenir une vie décente. Même les travailleuses du sexe comme Magalie ressentent l’impact dévastateur de l’insécurité, avec une diminution alarmante de leur clientèle habituelle.
La crise actuelle à Haïti révèle les failles profondes d’une société où les plus démunis sont les premières victimes. Alors que le pays s’efforce de naviguer dans une transition politique complexe, il est crucial que les efforts pour restaurer la paix et la sécurité incluent des mesures de soutien concret pour le secteur informel. Pour des mises à jour continues sur cette situation et d’autres développements en Haïti, abonnez-vous à Haiti Today.

