HAITI TODAY | 5 Décembre 2024
Cet article parle de:
• Trafic d’organes en Haïti
• Gangs armés en Haïti
• Criminalité organisée en Haïti
• Extorsion et enlèvements en Haïti
• Violences à Cité Soleil et Canaan

Une nouvelle révélation choquante émerge dans le contexte de la violence croissante en Haïti : des gangs armés seraient impliqués dans le trafic d’organes humains. Un rapport récent de l’Initiative mondiale contre le crime organisé transnational met en lumière cette pratique alarmante, révélant des cas d’homicides dans lesquels des victimes sont retrouvées dépourvues de certains organes.
Des pratiques macabres dans des zones contrôlées par les gangs
Le rapport détaille que des cadavres mutilés ont été découverts dans les quartiers de Cité Soleil et Canaan, deux zones connues pour être sous le contrôle des gangs. Il est également allégué que certains de ces groupes utilisent des cliniques clandestines pour extraire et traficoter des organes. Ces pratiques, combinées aux enlèvements en hausse, soulignent une intensification de la violence et de l’ingéniosité macabre des gangs pour financer leurs activités.
Une économie criminelle en pleine expansion
Les gangs haïtiens, autrefois limités par une dépendance à des soutiens extérieurs, ont évolué en structures économiquement autonomes. Le rapport indique que ces groupes :
• Extorquent jusqu’à 20 000 $ US par semaine aux entreprises pour garantir leur « protection ».
• Perçoivent des pourcentages sur les cargaisons arrivant au pays.
• Exploitent des péages clandestins sur les routes, générant environ 8 000 $ US par jour.
• Génèrent environ 25 millions $ US par an grâce aux enlèvements.
Certains opérateurs économiques collaborent directement avec les gangs pour faciliter la livraison d’armes, évitant ainsi les paiements en espèces.
Des défis pour le gouvernement et les initiatives internationales
Malgré des efforts pour endiguer cette criminalité, les gangs renforcent leur emprise territoriale et deviennent de moins en moins contrôlables. Le rapport insiste sur la nécessité pour la Mission Multinationale de concentrer ses efforts sur :
1. La sécurisation des frontières terrestres et maritimes pour empêcher le trafic d’armes.
2. La lutte contre les fuites d’informations et le vol d’équipements militaires.
De plus, le régime de sanctions de l’ONU est jugé inefficace, les criminels privilégiant des transactions en espèces et évitant l’utilisation des banques ou des déplacements internationaux.
Un appel à l’action immédiate
Face à cette menace croissante, les organisations internationales, les autorités haïtiennes, et les entreprises doivent unir leurs efforts pour :
• Réduire la capacité économique des gangs.
• Renforcer les infrastructures de sécurité.
• Investir dans des solutions de développement durable pour limiter l’influence des criminels sur les populations vulnérables.
Le rapport conclut en soulignant que l’inaction face à ces révélations pourrait entraîner une détérioration encore plus rapide de la situation sécuritaire et humanitaire en Haïti.
