HAITI TODAY | 9 Décembre 2024
Cet Article parle de:
• Massacre de Wharf Jérémie
• Gangs armés en Haïti
• Violence à Cité Soleil
• Chef de gang Mikanò
• Sorcellerie et croyances en Haïti
Un acte d’une barbarie sans précédent s’est produit dans le quartier de Wharf Jérémie, au sein de la commune de Cité Soleil. Plus de 184 personnes âgées, accusées de sorcellerie, ont été brutalement assassinées par un gang armé dirigé par Monel Félix, alias Mikano. Selon le Réseau National de Défense des Droits de l’Homme (RNDDH), ces crimes auraient été motivés par les allégations d’un prêtre vaudou selon lesquelles les aînés de la communauté auraient causé la maladie de l’enfant du chef de gang.
Une Tragédie Inouïe dans une Zone Déjà Ravagée
Les massacres se sont déroulés les 8 et 9 novembre, avec 60 personnes tuées le vendredi et 50 autres le samedi, principalement à l’aide de machettes et de couteaux. Ce carnage a plongé une population déjà vulnérable dans une peur et un deuil indescriptibles.
Cité Soleil, souvent décrite comme un épicentre de la violence des gangs en Haïti, est un bidonville densément peuplé où les conditions de vie sont parmi les plus précaires du pays. Les habitants, soumis au contrôle strict des gangs, n’ont que peu de moyens pour alerter les autorités ou les médias.
Les Récits des Témoins et l’Implication du Vaudou
D’après les témoins, l’accusation de sorcellerie a agi comme déclencheur du massacre. Mikano aurait ordonné ces exécutions de masse après avoir consulté un prêtre vaudou, lequel aurait désigné les personnes âgées de Wharf Jérémie comme responsables de la maladie de son enfant. Cette décision illustre l’influence persistante des croyances mystiques sur les actions des groupes armés en Haïti.
Un Appel Urgent à l’Action
Face à cette situation alarmante, plusieurs organisations, dont le RNDDH, appellent à des mesures immédiates pour rétablir la sécurité à Cité Soleil :
• Renforcer les opérations de police pour capturer les leaders de gangs comme Mikano.
• Améliorer la protection des droits humains dans les zones contrôlées par les gangs.
• Collaborer avec la communauté internationale pour sécuriser la région et limiter le trafic d’armes.
Il est également crucial de réguler et surveiller l’utilisation des croyances mystiques, souvent exploitées pour justifier des actes de violence et de persécution.

